La signalétique dans les tranchées, l'exemple du Hartmannswillerkopf. De la Première Guerre mondiale à nos jours.

Parcourir les tranchées c’est suivre les pas des soldats, brancardiers, infirmiers, et tant d’autres, mais également se souvenir, commémorer, au détour d’un boyau, d’un abri. Le long d’un front de 700 à 800 kilomètres, du kilomètre zéro à Pfetterhouse, jusqu’à la mer du Nord, des dizaines de milliers de kilomètres de tranchées et boyaux seront creusés, notamment dans le but de se protéger au mieux du déferlement d’artillerie. Les journées des combattants seront faites de boue, de gel, d’engelures, d’ennui.  
La peur, la mort et les blessures y seront omniprésentes, compagnes de tous les instants.

Des plans et photographies aériennes subsistent de cette période et nous permettent encore aujourd’hui de pouvoir tenter d’approcher la vie au sein de ces fourmilières humaines. Environ 14 000 cartes concernant la Première Guerre mondiale, dressées par le service géographique de l’armée sont conservées au Service historique de la Défense et donnent un aperçu de l’énormité des travaux effectués par ces millions d’hommes mobilisés.

Dès lors comment s’orienter, se repérer au sein de ses sapes, de ses cavités, séparées de celles de l’adversaire d’à peine quelques mètres, à certains endroits du HWK. La guerre de position s’éternise, les tranchées se multiplient, s’étoffent, jusqu’à devenir un imbroglio de terre, de bois, de métal et d’Hommes. Il faudra donc pouvoir aiguiller ces derniers, indiquer les directions, les lieux, endroits de stockages, téléphériques, lieux d’aisance…

 

Nous vous proposons, grâce à cette exposition, un cheminement, au plus près du quotidien des soldats de la Grande Guerre, en passant du coiffeur au téléphérique (DrahtSeilbahn), du PC (Poste de Commandement) aux dépôts de munitions.

Au travers de panneaux d’époques, jusqu’aux panneaux actuels de signalisation du Club Vosgien, repérez-vous au travers du temps et des lieux, dont une partie est encore visible aujourd’hui sur cette montagne.
 

Exposition visible du 6 juillet au 10 septembre.

Du mercredi au samedi : 9h-12h et 13h30-17h30

Les dimanches de Juillet et Août : 13h30-17h30

Entrée libre

Changement d'horaires d'ouverture à partir du 5 janvier 2022 :

L'Abri- Mémoire sera désormais ouvert du mercredi au samedi : 

9h-12h et 13h30-17h30.

Le dernier dimanche après-midi du mois, uniquement d'avril à octobre : 13h30 - 17h30.

Juillet/Août : du mercredi au samedi 9h-12h et 13h30-17h30. Le dimanche : 13h30-17h30.

Restitution de la résidence de Marko :  Se reconstruire lorsque les images défilent / Sich wieder uffboia wenn d’Bilder durchtzia.

Marko, dessinateur de la BD Les Godillots a mis tous son talent et toute sa sensibilité, afin de créer une œuvre unique, issu de sa résidence artistique à l’Abri-Mémoire d’Uffholtz, fin 2019. Il s’est imprégné des souvenirs, des anecdotes et du vécu issus de témoignages et de rencontres riches en émotions.

Afin de retranscrire au mieux l’essence de ces échanges, de ces moments de partages et de convivialités, vécus avec les habitants du village et des environs, il présente son œuvre sous la forme d’un abécédaire ou chaque lettre se trouve illustrée par un ou plusieurs mots et dessins, en français et en alsacien, en rapport avec la mémoire villageoise, la Première Guerre mondiale, l’Alsace ou le Pays Basque, son lieu de vie.

Présentée à l’extérieur, dans la cour de l’Abri-Mémoire, cette exposition sera visible dès le 30 juillet 2020 et vous permettra de (re)découvrir Marc Armspach dit Marko.

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